Après avoir lu Batman : Prey récemment, je me suis attaqué à Batman : Venom, avec pas mal d’attentes : Venom est en effet un des comics que IGN a classé dans son top 25 des meilleures histoires de Batman, plus précisément à la 23ème place.

Dans les premières années de combat contre le crime de Batman, celui-ci se retrouve confronté face à une situation où une petite fille est prise en otage… et il n’arrive pas à la sauver : le chemin jusqu’à cette fillette est en effet bloqué par d’énormes rochers, et Batman, n’étant qu’un humain, ne peut les soulever et dégager le chemin avant qu’elle ne se noie.

Dès lors, le chevalier noir devient obsédé par sa faiblesse. Il veut devenir encore plus fort, s’entraine sans relâche, et se voit proposer un jour par un scientifique une drogue qui devrait pouvoir lui permettre d’augmenter sa force : Venom. Ce même Venom qui, des années plus tard, deviendra la source de la force de Bane (présent dans Batman Arkham Asylum et le futur The Dark Knight Rises).

Dès lors, Batman devient certes bien plus fort, mais aussi plus agressif, sauvage, bien moins posé : il se transforme en fait peu à peu en junkie. Et il va bien falloir qu’il se sorte de cette addiction…

Et c’est là, à mon avis, que le bât blesse. Tout, dans ce comics, est trop facile. La vision d’un Batman dépendant, devenu l’ombre de lui-même est certes intéressante, mais tout est trop facile. Batman tombe sous l’emprise de la drogue trop facilement, sans même sembler y réfléchir, ce qui n’est pas vraiment crédible alors que Bruce Wayne est tout de même censé être extrêmement intelligent. Et la manière dont il en sort, si elle est agréable (voire impressionnante) à lire, est également trop facile et joue trop sur la suggestion au lecteur (« vous voyez, ça a été difficile pour lui… bon allez, la suite de l’aventure ! »).

De ce fait, la deuxième partie de Venom est bien moins intéressante, étant donné qu’on a plus qu’à observer Bruce Wayne (accompagné, c’est assez rare pour le signaler, d’Alfred) aller donner une leçon à ceux qui l’ont rendu dépendant.

J’avoue que dans la série Legends of the Dark Knight (série d’histoire des jeunes années de Batman), j’ai préféré Prey à ce Venom, car il était plus cohérent et consistent. Ceci dit, Venom était une lecture agréable, et je comprends qu’elle ait pu marquer des esprits, à cause notamment de la thématique de la drogue.

Bon, mais pas indispensable comme je l’espérais.

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