Ma première critique d’anime… Ça fait plusieurs mois que je me dis que je vais me lancer et finalement, on y est. Aux insensés qui vont tenter de me lire : merci ^^ et bon courage ! Vous allez enfin tout savoir (ou pas) de ce que j’ai pu penser de Kannazuki no Miko. Et pour information, je ne me prétends ni écrivaine, ni otakue (je mets ce terme au féminin si je veux !), mon avis bien tranché n’engage que moi. [Ça, c'est dit, ne vous attendez plus à le voir à chaque critique.]

KnM, c’est quoi ? Un anime Yuri (comprenant des relations homosexuelles explicites entre femmes), mêlant magie, prêtresses, méchas, dieu maléfique et destinée. Enfin du moins, c’est ce qu’on essaye de nous faire croire…

Le première difficulté avec ce titre, c’est de savoir l’épeler : Kannaduki, Kannazuki et même parfois pour les plus audacieux Kannadzuki, chacun y va de sa propre orthographe. Autant dire que ça ne facilite pas les recherches. Mais ne blâmons pas le staff de l’anime pour une erreur de fansubbers et entrons dans le vif du sujet.

Un anime yuri. Là, il va falloir être patient. Dès le premier épisode, on peut voir se mettre en place un triangle « amoureux » entre Himeko – notre héroïne, gourde mais mignonne – et ses deux prétendants : Chikane-chan et Oogami-kun, les deux élèves les plus prestigieux de l’école ; richesse, réussite et vertues transpirant par tous les pores de leur peau. Les connaisseurs de Maria-sama ga miteru reconnaitront immédiatement en Chikane une copie de Sachiko-sama et la première scène entre les deux héroïnes leur semblera étrangement familière.
Mais la comparaison s’arrète là. Là où Marimite réussit à flirter avec la ligne du yuri, KnM ne laisse pas transparaître autre chose que de l’amitié avant un loooong moment. Et même quand les sentiments amoureux sont clairement établis, on se demande encore si oui ou non, notre blonde de service va ouvrir les yeux et faire un choix. Enfin passons.

Des prêtresses et de la magie. Rebelotte, ne comptons pas trop sur ce point. Des prêtresses, oui, on en a deux (et je vous le donne en mille, une de la lune et une du soleil, je vous laisse deviner qui est qui), elles portent leur costume assez souvent pour qu’on s’en souvienne. Par contre, il ne faut pas croire qu’elles sont utiles, ni qu’elles combattent grâce à leurs pouvoirs magiques les méchants méchas ! Non, elles doivent juste réussir à accomplir un rituel afin d’obtenir le pouvoir du gentil dieu qui a scellé autrefois le méchant dieu qui cherche maintenant à se libérer. On se demande encore pourquoi ça leur prend tant de temps (nan, on finit par nous donner une explication sur ça) et surtout pourquoi elles ne s’y entrainent pas tous les jours…

Malgré leur incompétence, comment survivent-elles ? Mais c’est là qu’intervient le classique changement de camp. Notre héros est à la base un Gundam Meister. Euh, non, pas le même anime ça… Notre héros est à la base un Orochi, un méchant pilote de mécha controlé par le méchant dieu pour tuer les gentilles prêtresses innoffensives et sans défense. Mais grâce à son amour pour Himeko, il réussit à reprendre le contrôle de lui-même et décide de s’opposer aux autres Orochi.

Et pour ça, il possède son gros mécha ! Et on retrouve ici tout ce que je déteste dans le combat de méchas : des machines ridicules, des attaques hurlées à tout vent, des pilotes clichés et j’en passe. On ne peut pas dire que KnM brille à ce niveau non plus. Après, je suis pas forcément la plus objective, les méchas c’est pas mon dada.

La destinée est bien sûr ce qui mène tout ce petit monde. Et certains à leur façon essaient de lutter contre ce destin imposé. KnM aurait pu trouver là un de ses points forts. Mais encore aurait-il fallu amener les plot twist un peu plus subtilement.

Le concept aurait pu être sympa. Mais les premiers épisodes beaucoup trop longs gachent une bonne partie de l’anime. Ca s’accélère heureusement sur la fin, mais pour quoi ?

Attention spoiler !
Pour un sacrifice qui n’en est même pas un ! Bon sang, au final, on se retrouve dans un monde où tout est beau, tout le monde il est gentil (les vilains Orochi ont trouvé la paix de l’âme) et les deux ‘âmes soeurs’ soit disant destinées à vivre l’une sans l’autre sont réunies !

C’était donc vraiment trop demandé que de finir sur un drame… Au pire, on se serait contenté d’un peut-être… -_-

Bref, trop d’épisodes (un comble quand on en compte que 12). Ou pas assez. A mon sens, on aurait pu raconter la même chose avec quatre ou cinq de moins. On aurait surtout pu profiter de ce temps pour développer davantage la psychologie des NOMBREUX personnages secondaires. On ne fait que survoler les motivations des Orochi lors d’un montage de 30 secondes dans l’épisode 10. Quant aux autres étudiant(e)s, si on s’attendait à un minimum d’interractions avec eux (allez, y’a quand même les trois pestes qui apparaissent dans le générique !), il faut pas espérer plus que de la simple jalousie et méchanceté de leur part. On peut aussi penser au passé d’Himeko qui apparait tellement loin en arrière-plan qu’on se demande pourquoi il est mentionné.
La liste des défauts pourrait continuer ainsi longtemps, et dès lors qu’on cherche autre chose que le fanservice, je ne vois pas comment qualifier autrement cet anime que comme : un bon gros ratage. J’aurais sans doute du me contenter de lire les deux tomes dont l’anime est adapté. A l’occasion, si l’envie me prend de retrouver la blonde en déni complet et la brune prête à tout pour elle, je les chercherai peut-être.